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lundi 4 février 2019

« Feels like home »

Crédit : Eli Gagnon/Instagram
Après une année et demi, je suis finalement revenue au Québec durant le temps des fêtes. J’y pensais depuis l’année d’avant (!), et en regardant les prix de billets d’avion, par hasard au mois de mai dernier, j’ai vu un deal que je n’ai pas pu laisser passer. Les dates, la durée, la compagnie aérienne, l’aéroport… Tout était parfait! J’ai donc acheté mes billets au printemps 2018 et j’ai gardé le secret pour mes parents.

Je me suis rendue à Montréal, en ayant planifié tous les party de Noël avec les autres membres de ma famille, qui ont dû garder le secret à leur tour (désolé de vous avoir fait mentir à mes parents comme ça, gang!). 

C’est le 23 décembre, chez mon oncle et ma tante paternels, lors du premier souper de la longue lignée de soupers familiaux du temps des fêtes, que j’ai surpris mes parents, qui ne s’attendaient absolument pas à ce que je sois là. C’était un des plus beaux moments de mon voyage.

Crédit : P. Guay
Ma mère, pas pire contente de ma surprise
Crédit : P. Guay
Mes parents, ces gens de peu de mots

J’étais tellement excitée de revenir voir mon Montréal, de me balader à nouveau dans mon ancien quartier, mes anciens chemins, mes anciens cafés, mon ancienne vie. Et c’est là que j’ai véritablement réalisé : tout ceci est bel et bien des souvenirs qui appartiennent au passé, à une époque qui n’est plus, à une Elisabeth qui a tourné la page. 

Crédit : Kevin Pichonot

Je croyais revenir dans mes vieilles pantoufles et retrouver le confort d’un nid douillet, mais force était de constater que Montréal et moi étions devenues des étrangères. Pas des ennemies, ne craignez rien, mais nos chemins se sont bel et bien séparés. Comme de vieilles amies d’école qui ont tant eu en commun durant le secondaire, mais qui se sont perdues de vue avec le cégep. Rien de grave; seulement nos centres d’intérêts se sont diversifiés et nous avons fait de nouvelles rencontres.

Je suis revenue à Londres après deux semaines qui m’ont semblé être une éternité. Pas que je n’ai pas apprécié mon temps en sol québécois, mais Londres m’a terriblement manqué. En revenant en DLR, j’observais l’horizon de la ville, le coeur léger en souriant à chaque fois que je passais à proximité d’un coin familier. J’ai encore autant d’émotions fortes lorsque je pense que j’habite dans cette métropole. Les papillons que j’ai ressenti lorsque j’ai mis les pieds à Londres il y a un an et demi sont encore bien présents. Quel curieux sentiment que de se sentir plus à la maison dans une ville (presque) étrangère que dans son patelin natal. La première fois que j’ai visité Londres, il y a bientôt six ans, la première pensée que j’ai eu était « it feels like home ». Eh bien, c’est arrivé. It is home.

Sans rancune, Montréal? x

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