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mardi 3 octobre 2017

Les Anglais ne tippent pas

Crédit : Henrique Félix/Unsplash


Après une difficile et interminable recherche d’appartement, dans les dernières semaines, ce fût au tour de la recherche d’emploi de prendre place. Même si ça semble relativement simple, trouver un emploi décent au Royaume-Uni n’est pas de tout repos.


Mais…


Je suis heureuse de vous annoncer que depuis maintenant deux semaines, je suis serveuse chez Honest Burgers (yay!), une chaîne de restaurants britanniques plutôt sympathique. J’étais d’abord allée dans un des restos proches de chez moi, où on m’a tout de suite offert un quart de travail à l’essai. Cependant, ils n’avaient pas de places pour un nouvel employé à cet emplacement. Je me suis donc retrouvée à la succursale de King’s Cross, au centre de Londres, où c’est beaucoup plus achalandé (et où je réussis probablement à faire plus de pourboires- ce qui est assez rare, car les Anglais ne tippent pas).

Crédit : Giphy

Pour la petite histoire, Honest Burgers est un des premiers restos où je suis allée manger lors de mon premier voyage à Londres, il y a quelques années. Je m’étais rendue à la succursale de Notting Hill et j’avais dégusté un hamburger, seule, assise au bar, en me disant que c’était donc une belle place. Little did I know…

J'aime bien ça, quoique ce soit un emploi physiquement éprouvant, où je travaille entre 10 à 12 heures de suite, que je rentre à la maison à 1 h du matin et que mon linge pu la friture. Par contre, j'ai le lunch fourni, souvent une bière (ou un verre de Prosecco) après mon quart de travail et je sais maintenant comment verser une pinte de pale ale. 

Trouver cet emploi a été plutôt ardu, comme je le mentionnais un peu plus tôt. Pour récapituler, voici un court résumé de mes dernières semaines de recherche.


Let’s get legit


Crédit : Giphy


La première étape afin de pouvoir travailler légalement au pays est bien sûr de faire une demande de visa. Je pourrai vous expliquer plus en détail le processus (assez simple!) dans un prochain billet, mais dans mon cas, toute cette paperasse avait été faite quelques mois avant de partir. Je n’ai eu qu’à aller chercher mon permis de travail dans un bureau de poste que j’avais préalablement choisi avant de quitter le Canada, ce que j’ai fait dès ma première journée à Londres. 


Take a number


Crédit : Giphy


Une fois mon permis de travail en main, il m’a suffit que de contacter le Job Centre Plus pour obtenir mon numéro d’assurance social et devenir un numéro officiel dans les livres du gouvernement britannique (lol). Au téléphone, le préposé m’a fait peur en me disant que je recevrais le formulaire de demande par la poste d’ici deux semaines et que par la suite, mon numéro me serait transmis entre trois et six semaines (what?!). Finalement, j’ai reçu le formulaire en quelques jours à peine et mon numéro d’assurance social m’a été envoyé en moins de deux semaines. YAY!


TAKE MY MONEY!


Crédit : Giphy


Le vrai défi a été l’ouverture du fameux compte de banque. Durant mon premier mois au pays, j’ai pris rendez-vous dans deux banques différentes et je me suis faite refuser l’ouverture d’un compte à chaque fois. Pour des raisons que j’ignore, il semble bien important pour les Anglais que toute personne voulant déposer de l’argent dans une institution bancaire prouve qu’elle possède bien un toit sur sa tête. Je vous laisse donc imaginer le cercle vicieux interminable: pas d’adresse fixe; pas de compte de banque; pas d’emploi; pas d’historique de crédit à fournir à un propriétaire pour louer une chambre dans son précieux appartement plein de moisissures… 

Finalement, Martin, le Londonien à qui je louais la chambre pour le mois d’août, a été plus que généreux et a ajouté mon nom sur une facture d’électricité qui me donnait ainsi une preuve d’adresse. Le seul hic, c’est que la facture était uniquement envoyée par la poste (lol comme en 1994) à la fin du mois. J’ai donc passé le mois d’août à attendre la fameuse facture et je n’ai pu ouvrir mon compte qu’en septembre (la journée de ma fête!).

Quoi, pas d’expérience au UK?!


Crédit : Giphy

Avec tous ces beaux papiers en poche, j’étais donc prête pour le marché du travail! Cependant, le marché du travail était moins disposé à m’accueillir. J’ai commencé par rechercher des emplois dans de grandes chaînes de café comme Starbucks, Costa, Caffé Nero… Et on m’a gentiment envoyé un courriel de merci-mais-non-merci. J’aime croire que c’est parce que j’étais trop qualifier (right?!) et non pas parce que je suis Canadienne. Cependant, pour les emplois dans mon domaine, ça semble être l’irritant premier sur mon CV; je n’ai pas d’expérience de travail au Royaume-Uni. Mon curriculum vitae ne semble jamais se rendre très loin dans la pile de candidatures des recruteurs. C’est pas mêlant, j’ai l’impression de retourner 15 ans dans le passé, alors que je cherchais désespérément mon premier emploi d’étudiante, que je n’avais que « gardiennage » pour remplir mon court CV et que même McDonald’s ne m’avait jamais rappelé. #LolPasLol


Bref...


Crédit : Giphy

Pour l'instant, Honest Burgers me permet de renflouer les coffres, mais ce n’est assurément pas un emploi que je conserverai pour la prochaine année. Je continuerai donc de postuler à plusieurs endroits et en attendant, je profite de cette expérience et de mon horaire atypique (allô les shifts de 12 heures) en me disant qu’un jour, je regretterai le temps où je n’avais pas à me soucier d'un plan de communication à terminer pour le lendemain. HA!


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